Le sens des Sacrifices

 

 

 

 

 

Un homme qui offrira, d’entre vous, un sacrifice pour D-ieu.

(Lévitique 1 – 2)

On peut s’étonner de cette formulation. Car, pourquoi ne pas dire simplement : “ Un homme, d’entre vous, qui offrira. 

Rabbi Chnéour-Zalman donne, de ce verset, l’interprétation suivante : le mot Korban – sacrifice -  en hébreu signifie, en fait, “approche ”, car il est issu de la même racine que le mot Kirouv. C’est donc ainsi qu’il faut comprendre notre verset : “ Un homme qui offrira – Adam Ki Yakriv ”, lorsqu’un homme désirera s’approcher du divin, “ d’entre vous un sacrifice pour D-ieu ” il lui faudra approcher sa propre personne à Hachem.

L’offrande du sacrifice devait suivre trois étapes : l’examen de la bête ; la Ché’hita – l’abattage ; et la combustion du sacrifice. Ces trois étapes existent aussi dans le sacrifice spirituel et moral que l’homme se doit d’offrir à D-ieu.

Nous devions, dans un premier temps, examiner l’animal et nous assurer que celui-ci ne comportait aucun défaut. Car n’était agréée, pour être un sacrifice, seulement  une bête sans aucune infirmité.

Il en est ainsi sur le plan moral : chacun de nous doit entreprendre un examen minutieux de sa personne. Cette introspection doit nous permettre de relever nos propres défauts et imperfections pour les faire disparaître. Seul celui qui se présente devant Hachem de la manière la plus intègre pourra entreprendre d’offrir un sacrifice.

La deuxième phase du sacrifice consistait en la Ché’hita - l’abattage rituel de l’animal. Or nous remarquons que ce geste ne détruisait pas la bête ; son aspect physique était respecté et la Ché’hita n’était que le moyen utilisé pour retirer la vie de l’animal.

Dans l’aspect spirituel du sacrifice les choses se passent de la même façon : l’homme n’a aucun droit de diminuer ses activités matérielles, ses occupations professionnelles ou autres responsabilités terrestres. Il doit, néanmoins, veiller à ne pas y investir toute sa vitalité. Ses occupations matérielles ne doivent représenter qu’un moyen qui l’aide dans son service de D-ieu. Voici donc la Ché’hita spirituelle.

La dernière étape de l’offrande consistait à la brûler sur l’autel. L’animal était posé sur le Mizbéa’h – l’autel, et là, il était consumé par un feu de l’au-delà.

Ce feu symbolise, en fait, l’amour infini que l’âme porte à D-ieu. Ainsi, les sacrifices étaient composés des deux pôles de l’existence : l’animal et le feu – le corps et ses pulsions d’une part, et l’âme et sa flamme Divine d’autre part.

Nous disons d’ailleurs dans le Chéma : “ Tu aimeras l’E-ternel Ton D-ieu de tous tes cœurs ! ” Notre service de D-ieu consiste à s’approcher de D-ieu avec tous nos atouts, les matériels comme les spirituels.

Le sacrifice suprême réside dans l’élévation du corps par le feu de la Néchama – l’âme.

Likouté Si’hoth vol I

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