![]() |
Histoires Sur Souccoth |
|
Un Peuple Qui Aime Les Mitsvoth Il est d’usage dans certaines communautés de décorer la Soucca. Certains la couvrent de tapisseries et de tentures, d’autres y accrochent des fruits et des tableaux. Dans certaines congrégations, on dépensait des sommes phénoménales pour embellir la Soucca. Rabbi ‘Haïm de Tsanz ne permettait pas à ses ‘Hassidim d’agir de la sorte. Il les réprimandait s’ils venaient à dépenser de l’argent pour cette coutume. D’ailleurs, il servait, lui-même, le contre exemple à cet usage puisqu’il distribuait aux pauvres tous les dons qu’il recevait tandis que sa Soucca restait toute simple avec des murs nus et sans décoration. Il disait : « La plus belle décoration pour une Soucca, c’est que les pauvres n’aient pas faim pendant la fête ! » Rabbi Yossef-Yits’hak de Loubavitch avait l’habitude de transmettre son Loulav et son Etrog à l’un de ses secrétaires pour permettre aux personnes, qui le désiraient, de faire la bénédiction dessus avant l’office. Ce n’est qu’après que des milliers de fidèles avaient béni les quatre espèces qu’il faisait, lui-même, la Mitsva. Il est évident que le Etrog perdait de sa fraîcheur après que des milliers de Juifs s’étaient empressés de l’utiliser. On demanda, alors, au Rabbi s’il n’estimait pas que l’utilisation massive de son Etrog risquait de ternir la beauté du Etrog ; or, ceci est une condition essentielle de cette Mitsva. Le Rabbi répondit alors : « Existe-t-il plus beau Etrog que celui avec lequel des milliers de Juifs ont fait la Mitsva ! » Un Peuple Qui Aime Les Mitsvoth Rabbi Mordé’haï Mli’hovitch avait pour habitude de préparer une très grande quantité de planches avant la fête de Souccoth. Il les distribuait généreusement aux pauvres de la ville afin de leur permettre de construire eux aussi une Soucca. Un pauvre cordonnier boiteux se présenta, une fois, la veille de Souccoth et réclama des planches. Malheureusement, le Rabbin lui expliqua qu’il ne lui restait plus rien. Le pauvre homme s’en retourna déçu et il se mit à la recherche des planches. Rabbi Mordé’haï jeta un œil par la fenêtre et il aperçut le pauvre homme qui traînait la jambe et qui frappait à toutes les portes du village, sous la pluie, pour trouver satisfaction. Le Rabbin se mit à pleurer et dit : « Ribono Chel Olam – Maître de L’univers ! Regarde combien tes enfants chérissent la Mitsva de Soucca. Ils sont prêts à faire tous les sacrifices pour accomplir cette Mitsva. Il vente, il pleut ; la boue a envahi la chaussée et, malgré cela, ce pauvre cordonnier handicapé se lance à la recherche de matériaux pour fabriquer la Soucca. Regarde Ton peuple avec Miséricorde et bénis Tes enfants en étendant Ta Soucca de paix. » Rabbi Mordé’haï monta, alors, lui-même, sur le toit de sa maison où il trouva quelques petites planches qu’il transmit à son secrétaire. « Rattrape le cordonnier et donne-lui ceci et aide-le à construire sa Soucca. » Rabbi Lévi-Yits’hak de Barditchev avait l’habitude de recevoir de nombreux invités à Souccoth. On pouvait trouver parmi eux une majorité de personnes simples et des ignorants. Certaines personnes ne se génèrent pas de lui faire la remarque : « Comment un maître de cette envergure peut-il s’entourer de telles personnes. » « Voyez-vous, » leur dit-il, « la tradition nous apprend que lorsque le Machia’h viendra, Hachem invitera les justes à s’installer sous la Soucca du Léviathan. Ce jour, j’essaierai de m’incruster et je serai rejeté. ‘ Que fait un simple homme comme toi dans l’enceinte des princes de la Torah et des justes tels que Avraham, Yits’hak, Yaakov, Moché et les autres !’ me diront-il. » « Je pourrai leur dire pour ma défense, » poursuivit Rabbi Lévi-Yits’hak, « que moi aussi, durant toute mon existence, j’ai accepté de simples hommes dans ma Soucca. » |