
Le Sanctuaire – Lumière de la CréationQuatre Animaux – Quatre ExilsLe ‘Hazir – Histoire d’Un RetourLe Sanctuaire – Lumière de la Création « Le huitième jour, Moché convoqua Aaron... » (Lévitique 9 – 1) Rabbi ‘Hiya dit : D-ieu projeta, dès le début de la création, que le Beth-Hamikdach serait construit, détruit et enfin reconstruit pour l’éternité. Les premiers versets de la Torah (Genèse 1 – 1,2) font, d’ailleurs, allusion à ces trois étapes : « Au commencement D-ieu créa le ciel et la terre » : ces mots représentent la période où le Temple était construit. « Et la terre était dépourvue de forme et vide » : cette phrase fait allusion à la destruction. « D-ieu dit : Que la lumière soit ! » : voici la prédiction de sa reconstruction, ainsi qu’il est écrit dans Isaïe (60 – 1) : « Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue. » Il est aussi écrit (ibid. 60 - 2) : « Tandis que les ténèbres couvrent la terre... sur toi l’E-ternel rayonne. » Midrash Rabba « Mais ceux qui ruminent ou qui ont les sabots fendus vous n’en mangerez point : le chameau... la gerboise… le lièvre… le porc… vous ne mangerez point de leur chair. » (Lévitique 11-4,6) La fin de la Paracha consacre un chapitre aux lois relatives à la Cacherout. Les conditions requises pour qu’un animal terrestre soit comestible sont : a) les sabots fendus, b) que l’animal soit ruminant. Puis, la Torah dénombre quatre animaux qui n’ont qu’une des deux conditions. D’après nos sages, ils symbolisent les différents exils d’Israël : Le chameau – Babel ; la gerboise – Mèdée ; le lièvre – la Grèce ; le porc – Rome. Ce dernier se nomme en hébreu ‘Hazir qui signifie « retour », car à la fin de cet exil, Israël retrouvera sa place légitime, ainsi qu’il est écrit (Ovadia 1 – 21): « Les libérateurs monteront sur la montagne de Tsion pour juger le mont d’Essav ; et la Royauté appartiendra à l’E-ternel. » Midrash Rabba Le ‘Hazir – Histoire d’Un Retour « Mais ceux qui ruminent ou qui ont les sabots fendus, vous n’en mangerez point : le chameau... la gerboise… le lièvre… le porc… vous ne mangerez point de leur chair. » (Lévitique 11 – 4,6) Nos sages nous enseignent que chacun des prophètes d’Israël a entrevu et annoncé les quatre exils que notre peuple traversa. Ils ont décrit les différentes puissances auxquelles serait soumis le peuple Juif dans leur état de gloire et dans leur déchéance. Moché compara les quatre nations oppressantes aux quatre animaux qui ont pour particularité de n’avoir qu’une des deux qualités requises pour être Cacher : ruminer et avoir les sabots fendus. Edom, le dernier exil, celui dans lequel nous sommes encore, est illustré par le ‘Hazir – le porc. Cet animal incarne, selon nos sages, l’image même de l’hypocrisie. En effet, il n’a que pour qualité d’avoir les sabots fendus, mais il ne rumine pas. Pourtant, si l’on observe sa stature, c’est le seul animal qui mette autant en avant ses pattes. Ainsi, veut-il – tout en mettant en retrait son groin – faire croire à sa pureté. « Regardez-moi ! J’ai les sabots fendus ; je suis donc Cacher ! » dirait-il. Il en est ainsi pour Edom qui fait croire à sa bonté et à sa justice pour mieux faire passer la perversité de ses projets. En outre, nos maîtres font remarquer que les trois premiers animaux – le chameau, la gerboise, le lièvre – ruminent, alors que le porc lui ne rumine pas. Ils voient en cela un signe que les premiers exils laisseront la place à un suivant. Tandis que celui de Edom – le porc – ne rumine pas ; il n’engendre pas d’autre exil. La Guéoulah suivra cette période de ténèbres pour l’éternité. Midrash Rabba
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