
Livre de Bamidbar Parchath Balak |
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De Mauvaises Intentions Contrecarrées Le Privilège de La Messirouth Néfech Une Prophétie – Deux Rois Temps de Restauration D’un Océan à l’Autre De Mauvaises Intentions Contrecarrées Balak, roi de Moav, était un terrible personnage. Nos sages affirment d’ailleurs qu’il haïssait le peuple Juif plus qu’aucun autre de nos ennemis. Il est donc surprenant, à priori, qu’une Paracha porte son nom ! Le Talmud recommande de ne pas nommer un enfant par le nom d’individus méchants. « Que le nom des méchants soit détruit ! » Comment, alors, une Paracha de la Torah peut-elle porter le nom d’une personne aussi mauvaise que Balak ? Le nom d’une Paracha reflète son contenu. La Paracha de Balak dévoile la prophétie de Bilaam, une prophétie pleine de bénédictions pour le peuple Juif ; elle annonce aussi les Temps Messianiques. La Torah fournit une grande quantité d’informations dans sa narration de l’histoire de Balak. Le texte nous présente, en détails, la suite des évènements qui menèrent à l’échec du terrible plan : comment il voulait maudire le peuple Juif ; comment il engagea Bilaam ; et comment ses malédictions se transformèrent en bénédictions. Il en ressort que lorsque nous utilisons le nom de Balak dans la Torah, ceci n’a que des connotations positives. Ainsi, cela ne contredit pas les paroles de nos sages « que le nom des méchants soit détruit ! » ; au contraire, en mentionnant Balak dans ce contexte, nous ne faisons qu’accentuer sa disgrâce. Les intentions diaboliques de Balak ne furent pas seulement annulées, mais son entreprise produisit un réel accroissement de bénédictions pour le peuple Juif. En engageant Bilaam pour maudire le peuple Juif, Balak entraîna les bénédictions les plus élevées. Balak fut l’intermédiaire par lequel le bien véritable nous parvint. C’est la raison pour laquelle une Paracha porte son nom. Ceci peut nous inspirer, nous, Juifs qui vivons les Temps de la fin de l’exil. Au moment de la venue de Machia’h et à l’approche de la Guéoulah, les nations cesseront d’oppresser le peuple Juif. Plus encore, nous verrons les forces et les ressources, qui étaient, jusque là, employées pour tyranniser les Juifs, s’investir pour les aider dans leur service Divin. C’est, en fait, ce qui se produisit avec Balak. Ses mauvaises intentions ne furent pas seulement contrecarrées, mais elles furent, en plus, bénéfiques pour Israël. Le nom de cette Paracha fait allusion au rôle des nations à l’époque du Machia’h. Puissions-nous vivre cela dès maintenant. Likouté Si’hoth Vol XXIII Le Privilège de La Messirouth Néfech La Paracha de cette semaine raconte comment le roi Balak demanda à Bilam de maudire le peuple Juif. Bilam ne put remplir sa mission et Hachem mit dans sa bouche des prophéties. Il affirma, d’abord, qu’il était impossible de maudire Israël puisqu’il était aimé de D-ieu : « Comment puis-je maudire celui que D-ieu n’a point maudit ? Quelle colère Divine pourrais-je attirer si D-ieu n’est pas courroucé ? » Dans sa deuxième intervention, Bilam va encore plus loin ; Israël ne mérite pas d’être maudit et sa bonne conduite suscite la bénédiction. « Oui, j’ai reçu la mission de bénir ; Il a béni, je ne puis Le dédire. » Puis, Bilam énonce certaines qualités du peuple Juif : « Voyez ! Ce peuple se lève comme une lionne et se dresse comme un lion. » Rachi commente ainsi ce verset : « Quand un Juif se lève le matin après la torpeur du sommeil, il se fait fort comme un lion pour s’emparer des Mitsvoth : pour se vêtir du Talith, réciter le Chéma et mettre les Téfilin. » Nous voyons que selon Rachi – qui s’inspire du Midrash – la source de l’amour particulier que D-ieu porte au peuple Juif découle du fait que les Mitsvoth sont observées avec une dynamique d’empoigne et une volonté de s’en emparer. Le geste n’est pas appliqué machinalement, il traduit un sentiment d’ardeur. Cette conduite témoigne de l’intérêt que le Juif a pour la Mitsva. En effet, le Juif aime tellement les commandements de D-ieu qu’il s’empresse de les saisir, dès le réveil, avec la vigueur d’un lion. Aussitôt éveillé et conscient qu’il se revêt du Talith, qu’il récite le Chéma et qu’il met les Téfilin. Vouloir s’emparer des Mitsvoth – les faire avec dynamisme – fait allusion aux actes qui transcendent toute logique. Ceci s’appelle la Méssirouth Nefech ; c’est la volonté irrationnelle du Juif de se donner entièrement à D–ieu. S’engager comme un lion signifie donc agir avec Méssirouth Nefech. Une phrase de Rabbi Yossef Yits’hak Schneerson – le Rabbi précédent de Loubavitch – traduit justement cette idée. Il encouragea ses ‘Hassidim à montrer le plus grand sacrifice et à manifester la plus grande Méssirouth Nefech face à l’oppression communiste : « Juifs, vous devez vous armer, maintenant, de Méssirouth Nefech. Saisissez-la ! Le temps de la Méssirouth Nefech touche à sa fin. Bientôt règnera la liberté religieuse ; alors, vous chercherez l’occasion d’agir avec Méssirouth Nefech et vous n’en aurez plus l’occasion. » En effet, par le mérite de la Méssirouth Nefech du peuple Juif, à travers les âges, nous mériterons bientôt la réalisation de la prophétie de Bilam : « Une étoile s’élancera du peuple de Yaakov et un sceptre s’installera dans le peuple d’Israël », par la venue de Machia’h. Likouté Si’hoth Vol XXXIIIUne Prophétie – Deux Rois Dans la Paracha de cette semaine, Balak roi de Moav loue les services de Bilaam, un prophète non-juif pour maudire le peuple d’Israël. D‑ieu intervient alors, et Il force Bilaam à bénir les Béné-Israël. Enfin, Bilaam prophétise et prédit les événements de l’Ere Messianique. En se basant sur ce texte, Maïmonide affirme que celui qui ne croit pas en la venue de Machia’h, rejette toute la Torah. Croire en Machia’h et attendre sa venue de façon active est un des principes fondamentaux du Judaïsme et il s’impose à chaque Juif. La prophétie de Bilaam annonce deux Machia’h – rois oints. Le premier fut le Roi David qui délivra le peuple Juif de ses ennemis ; le deuxième Machia’h sera un descendant du Roi David et il délivrera, à son tour, le peuple Juif de son exil actuel. La prophétie de Bilaam est donc partagée : une partie se réfère au Roi David et l’autre au Machia’h. En fait les deux personnages, David et Machia’h, sont appelés Machia’h, car ils sont oints et choisis par D‑ieu. Le fait de savoir que le premier Machia’h est effectivement venu et qu’il a réussi sa mission, renforce notre croyance en la venue du dernier Machia’h. Notre foi est affermie par le fait que la prophétie de Bilaam nous prédit deux Machia’h. Puisque les prophéties qui annonçaient le premier Machia’h se sont produites intégralement, nous sommes donc assurés que la seconde partie se concrétisera aussi, et que le Machia’h apparaîtra avant l’Ere Messianique. En parlant du Roi David, Bilaam déclare : « Une étoile s’élancera de Yaakov. » Au sujet de Machia’h, il dit : « Un sceptre jaillira d’Israël. » Israël et Yaakov sont deux noms qui servent à définir le peuple Juif. Mais ils représentent chacun une situation différente. Yaakov vient du mot Eikev qui signifie talon ; Yaakov exprime donc un point de départ. Israël découle de Chrara – autorité – et vient exprimer le point culminant des accomplissements de notre histoire. Nous pouvons donc affirmer qu’il existe une supériorité du Machia’h sur le Roi David, puisque Bilaam en parlant du Machia’h utilise le terme de « Israël » – caractère plus noble que celui de « Yaakov ». Car c’est à l’époque Messianique que les Juifs atteindront finalement le niveau d’Israël. Parlant de David, Bilaam déclare : « Il écrasera la puissance de Moav. » Le Roi David combattit le peuple de Moav et les gouverna. Mais, Machia’h aura une influence sur toutes les nations comme il est dit dans la prophétie de Bilaam : « Il dirigera tous les enfants de Cheth. » A l’époque de Machia’h, le peuple Juif sera une référence pour toutes les nations. Bilaam continue : « Il héritera aussi de Séïr. » Le terme d’héritage traduit un changement de propriété d’un objet et la transition se fait sans conflit et sans guerre. Ainsi, à l’époque de Machia’h, les nations seront heureuses d’aider le peuple Juif et elles participeront volontiers au service de D-ieu. Maïmonide le confirme en écrivant : « Machia’h guidera le monde vers la perfection. Il motivera les nations à le servir ensemble... comme il est dit (Tséphania 3 – 9) : Ils invoqueront le Nom de l’E‑ternel et ils le serviront d’un cœur unique. » Likouté Si’hoth Vol XVIII Temps de Restauration « Et maintenant… Je veux t’avertir de ce que ce peuple fera au tien à la Fin des Temps… » (Nombres 24 – 14) Ce texte ouvre la plus extraordinaire des visions de Bilaam, prophète des nations. C’est ici une des rares occasions où la Torah fait allusion à la Guéoulah et à la révélation du Machia’h. Maïmonide écrit au sujet de ce texte (Lois des Rois Ch. 11) : « Le passage de Bilaam fait allusion aux deux Machia’h, les oints. Le premier était le Roi David qui sauva les Juifs des mains de leurs ennemis. Le second sera le Machia’h qui apparaîtra à l’époque Messianique et qui libérera le peuple d’Israël des mains de Essav. » Pourquoi Maïmonide compare-t-il ces deux personnages ? Qu’ont-ils donc en commun à part le fait que le dernier sera le descendant du premier ? Pourquoi n’a-t-il donc pas comparé Moché au Machia’h ? D’ailleurs le Talmud n’affirme-t-il pas que « Moché fut le premier libérateur et [son esprit habitera] le dernier » ? Maïmonide défend l’idée selon laquelle le Machia’h n’aura pas à produire des miracles pour être reconnu. Cependant, son rôle consistera à rétablir le Royaume de la Maison de David, à reconstruire le Temple et rassembler les exilés de notre peuple sur la terre d’Israël. La Maison de David symbolise l’état de perfection nécessaire pour pratiquer de manière intègre la Torah et les Mitsvoth. A l’époque du Roi David, le peuple fut libéré de toutes les contraintes internes et externes qui pouvaient gêner cette pratique. Machia’h rétablira la situation idyllique qui régnait sous le règne de David. Machia’h restaurera l’intégrité du Judaïsme. C’est d’ailleurs – comme l’écrit le Rambam – l’élément qui nous permettra de le reconnaître : « S’il se lève un Roi de la Maison de David, érudit dans la Loi, adonné aux commandements comme David son aïeul, selon les préceptes de la Loi écrite et de la Loi orale, qui amène tout Israël à en suivre les chemins et à en fortifier les positions, et qui mène les combats de D-ieu, on présume qu'il est le Machia'h. S'il agit ainsi et réussit, et qu'il reconstruit le Sanctuaire à son emplacement et rassemble les exilés d'Israël, c'est Machia'h certainement. » C’est bien là que réside le lien entre ces deux personnages – David et le Machia’h : la restauration de l’état de perfection qui ne pourrait être vécu en période d’exil. La venue de Machia’h abolira, comme au temps de David, toutes les contraintes, épreuves et limites spirituelles ; nous pourrons alors vivre pleinement notre Judaïsme. Likouté Si’hoth Vol XVIII D’un Océan à l’Autre « Un gouverneur absolu naîtra de Yaakov. » (Nombres 24 - 19) « Il s’agit ici du Machia’h au sujet duquel il est écrit (Psaumes 72 – 8) : ‘Que sa domination s’étende d’un océan à l’autre, du Fleuve jusqu’aux extrémités de la terre.’ » Rachi La forme du verset des Psaumes rapporté par Rachi mérite d’être approfondie. Il semble que ce verset veuille nous apprendre que le Machia’h gouvernera totalement la terre ; pourquoi la Torah n’a-t-elle donc pas choisi de le dire plus simplement. De plus, l’expression « d’un océan à l’autre » paraît étonnante et inappropriée puisque c’est sur la terre ferme et ses habitants que va – en premier lieu – s’étendre l’influence du Machia’h. Rabbi Chnéour-Zalman affirme que « l’ultime perfection de l’Ere Messianique dépend de nos actes et de notre service de D-ieu durant la période de l’exil. » L’engagement spirituel des Juifs prépare le monde dans son ensemble à la réalisation des prophéties Messianiques. Nos sages indiquent que D-ieu procède du principe de « mesure contre mesure. » C'est-à-dire que la réponse Divine est à l’image de l’engagement humain. Aussi, dans notre contexte, du fait que l’aboutissement consiste à ce que l’aura du Machia’h rayonne « d’un océan à l’autre », nous devons donc en déduire que nos efforts, aujourd’hui en exil, devraient se traduire dans des actes qui sont à la mesure – dans le même esprit – de l’événement auquel ils sont censés donner naissance. Cette idée sera mieux comprise à la lumière d’un enseignement du Baal Chem Tov qui stipule qu’il est indispensable – pour que le Machia’h puisse se dévoiler – que chaque individu libère et révèle l’étincelle de Machia’h qui est en lui. Chaque Juif a dans son âme une petite parcelle de l’entité Messianique. C’est dans cet esprit que nous devons comprendre le verset « d’un océan à l’autre, du Fleuve jusqu’aux extrémités de la terre. » En utilisant cette formule recherchée pour dire simplement que le Machia’h dominera le monde, la Torah tente de nous faire comprendre que cet événement tant attendu ne dépend que de l’éclosion Messianique au sein de notre propre personne et de l’impact que laisserait cette étincelle sur notre conduite quotidienne. Le ‘Hassidisme affirme que la mer symbolise les dimensions cachées, à l’instar des créatures marines qui ne sont pas visibles depuis le rivage et qui vivent recouvertes par la masse des océans. La terre, par contre, fait référence à ce qui est révélé. Ainsi, généralement, lorsque la Torah évoque la mer, elle fait appel aux forces cachées de l’être, à des dimensions qui par définition n’ont pour champ d’action que l’être lui-même ; tandis que le terme terre vient traduire les actes qui ont une portée à l’extérieur et dans l’entourage de la personne. Le verset précise que la domination se fera « d’un océan à l’autre. » Là encore, une lecture plus profonde est nécessaire. La torah nous dit ici qu’il existe en fait plusieurs niveaux dans cette dimension marine, et que pour voir les prophéties Messianiques se réaliser, l’homme doit lui aussi maîtriser ces divers degrés. Il est en effet dit (Zacharie 14 – 8) : « En ce jour, jailliront des eaux vives depuis Yérouchalayim ; la moitié se dirigera vers la mer primaire – de l’Est - et l’autre moitié vers la mer finale – de l’Ouest. »Il s’agit donc là de deux degrés qui sont à l’opposé – le primordial et le final. Dans le contexte de service de D-ieu, « la mer primaire » fait référence aux plus hauts niveaux de l’âme, à l’origine et à la sagesse, alors que « la mer finale » symbolise le degré le plus bas, celui de l’aboutissement, le monde de l’action. Si le Machia’h devra régner « océan à l’autre », c’est que le service de D-ieu ne serait digne de ce nom que si l’homme investit toutes les forces qui sont en lui. Il lui faut maîtriser ses plus hautes capacités intellectuelles et les investir dans les dimensions les plus basses du monde de l’action. Néanmoins, la conquête des océans ne suffit pas, il faut encore – selon ce verset – aller jusqu’aux extrémités de la terre. La conquête des dimensions cachées de son être ne suffit pas ; la mission de l’homme consiste à purifier, sanctifier et élever le monde qui l’entoure. Ainsi, en révélant le Machia’h qui est en nous – maîtrisant son propre ego et illuminant le monde – nous vivrons rapidement la réalisation d’un monde parfait dirigé par Machia’h. Likouté Si’hoth Balak 5751 |