[./index.html]
[./edito.html]
[./paracha.html]
[./midrash.html]
[./histoire_hassidique.html]
[./communaute.html]
[./archive.html]
[./question.html]
[http://elidahan.free.fr/cours_audio.htm]
[mailto:contact@daf-hagueoula.org]
[Web Creator] [LMSOFT]

Le Mikdach – Lieu de Repos Divin

Dissimulation et Révélation

Le Mikdach – Lieu de Repos Divin

La fin de la Paracha de Pékoudé parle de l’édification du Michkan – le Tabernacle. Le Zohar commente l’épisode dans lequel le Aron – l’Arche Sainte – fut installée dans le Saint des Saints. Il cite à ce sujet le verset des Psaumes (132 – 14) : « Ce sera là mon lieu de repos à jamais, là, Je demeurerai, car Je l’ai voulu. »

Le Zohar rapporte, ensuite, trois interprétations : selon la première, c’est l’Arche Sainte qui exprima, ici, sa joie d’avoir trouvé un lieu de repos.

La deuxième opinion affirme que ce verset fut dit par le peuple Juif au moment où l’Arche fut placée dans le Saint des Saints. Tandis qu’un troisième avis dit que c’est D-ieu, Lui-même, qui dit ce verset au moment où le peuple Juif accomplit Sa volonté.

Il est évident que ces trois opinions ont un lien avec l’évènement de la Paracha : l’édification du Sanctuaire. Quel est le sens des toutes ces interprétations ?

En fait, les différentes opinions découlent des diverses manières de concevoir la raison d’être de la construction du Temple.

La première interprétation maintient que le but du Michkan était de créer un lieu de repos pour la Présence Divine – la Ché’hina – qui se révélait à travers l’Arche. C’est donc l’Arche qui prononça le verset.

La seconde opinion défend l’idée que le Temple fut bâti pour établir un lieu où le peuple Juif pourrait servir Hachem. C’est pourquoi, selon cet avis, le peuple prononça ces mots.

Le troisième avis explique que la raison première de la construction du Temple est pour que la Ché’hina réside parmi le peuple Juif ; le Temple est le lieu où D-ieu réside lorsqu’il est parmi Son peuple. C’est pourquoi, d’après cet avis, c’est Hachem qui prononce ce verset.

Nous pouvons, cependant, affirmer que ces trois interprétations sont légitimes et qu’elles se réfèrent, en fait, à trois périodes différentes de l’histoire.

Le Michkan permettait à la Présence Divine de se révéler à travers l’Arche Sainte. De plus, du fait que l’Arche fut cachée durant toute la période du second Temple et durant une partie de l’époque du premier Temple, la joie de l’Arche ne pouvait s’exprimer à ces époques. Ce n’est que dans le Michkan que l’Arche pouvait se réjouir de résider là. La première opinion parle donc de l’époque du Michkan.

Le terme « Résidence » prit tout son sens à l’époque des deux Temples de Yérouchalayim, alors que le Michkan, lui, était ambulant et transporté dans le désert. C’est à l’époque du Beth- Hamikdach que le peuple Juif réalisa son rêve d’avoir un lieu fixe pour servir D-ieu, à Yérouchalayim. Ainsi, la seconde opinion parle de l’époque des deux Temples.

Ces Temples furent détruits à cause de la conduite du peuple Juif. L’interprétation qui avance que c’est Hachem qui prononça ce verset, au moment où le peuple fait Sa volonté, ne peut alors s’appliquer à la période des deux Temples. C’est à l’époque du Troisième Beth-Hamikdach – qui sera éternel – que Hachem prononcera ce verset. Car c’est en son temps – après la venue de Machia’h – que le peuple Juif accomplira pleinement Sa volonté et que la Divinité résidera au sein du peuple d’Israël. D-ieu pourra, alors, dire de Son peuple : « Ce sera là Mon lieu de repos à jamais, là, Je demeurerai, car Je l’ai voulu. »

Likouté Si’hoth Vol XXI

Dissimulation et Révélation

La Paracha de cette semaine est Pékoudé, dernière Paracha du livre de Chemoth. Elle est suivie par la Paracha Vayikra, première Paracha du Lévitique.

Selon nos sages, nous devons trouver un rapport entre ces deux passages.

La fin de Pékoudé nous raconte qu’une nuée est descendue sur le sanctuaire. Le but de ce nuage était de dissimuler. La nuée empêchait Moché d’entrer dans le Temple.  

Le thème de Vayikra, à l’opposé, est la révélation, « D-ieu appela Moché » pour se révéler à lui.

Ainsi, la révélation de Vayikra suit le voilement de Pékoudé. Mais une révélation qui vient à la suite d’une dissimulation est bien plus accentuée que celle qui surviendrait sans voilement antérieur.

La Téchouva (repentir - retour) représente, dans le service de D- ieu, une révélation qui suit une période de dissimulation. Avant la Téchouva, l’homme était éloigné d'Hachem et écarté de la Torah et des Mitsvoth. Il était donc dans un état de voile. Sa Téchouva, son retour vers D-ieu constitue la révélation.

En effet, nos sages nous enseignent que le Juif qui se repent des méfaits passés (Baal Téchouva) jouit d’une expérience de la Divinité plus haute que celle dont jouit celui qui était toujours vertueux. C’est avec exaltation qu’il fuit le voile vers la révélation.

Quand une personne fait Téchouva, « ses péchés intentionnels sont considérés comme des mérites. » Nos sages déclarent, d’ailleurs, que « dans l’endroit où se trouve le Baal Téchouva, même le plus vertueux ne peut se tenir. » Le Tsadik, le juste, a banni complètement le mal. Alors que le Baal Téchouva, en retournant vers Hachem de tout son cœur, transforme le mal en bien. Si bien que ses péchés intentionnels sont à présent considérés comme de bonnes actions. En faisant Téchouva, il transforme l’obscurité en lumière. La révélation est donc le produit d’une dissimulation passagère.  

L'enseignement est clair : Quelle que soit notre situation spirituelle, nous ne devons jamais désespérer ! Nous ne devons jamais penser que notre état spirituel est tellement bas qu’aucun espoir n’existe. Au contraire, c’est précisément après une période de voile que la révélation la plus haute devient possible.

Les générations passées étaient certainement d’un niveau spirituel supérieur au notre, cependant ils ont été privés de la Guéoulah. Notre génération est celle de la venue de Machia’h. Puisque la plus haute révélation vient à la suite de la descente la plus basse, nous devons prendre conscience et nous renforcer dans la propagation de la lumière en avançant toujours plus loin. C’est ainsi que nous mériterons la délivrance complète - cette révélation suivra la dissimulation de l’exil - alors, « la nuit éclairera comme le jour. »

Likouté Si’hoth vol XVI

  
Vivre la Paracha avec
Le Rabbi