Un Jour - Une Pensée

Anthologie d'Enseignements Du Rabbi

Compilés Par Rav Haïm Mellul

Adar Chéni 5765

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Etincelles ‘Hassidiques

1er Adar Chéni

Parmi les événements directement liés à la crise et à la solution qu’elle trouva, au final, à travers le miracle de Pourim, il convient de remarquer l’attitude qu’adopta Morde’haï envers Haman, qui « ne se courbait pas et ne se prosternait pas ». Le roi de Perse était alors un monarque autoritaire et puissant, qui régnait sur un empire immense. Il avait ordonné que tous se prosternent devant le chef de son gouvernement, Haman et qu’on lui témoigne de l’honneur. Il était donc imprudent, de la part de Morde’haï, de passer outre à cette injonction et, bien plus, d’être suivi en cela par « le peuple de Morde’haï », comme le dit la Meguila. Il ne s’agissait pas d’une opposition à sa personne, d’un refus d’obéir à Haman mais bien d’un rejet de ce qu’il représentait, d’un point de vue conceptuel et culturel. Il y avait là une différence idéologique que Haman trouvait purement intolérable et il dit lui-même au roi : « Il y a un peuple, éparpillé et disséminé dans toutes les provinces de ton royaume et leurs pratiques religieuses sont différentes ». Or, c’est précisément cette attitude inconcevable, à l’époque, de la part du peuple juif, qui transforma la situation. Ainsi, Haman fut pendu à la potence qu’il avait préparé pour Morde’haï et « pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur ».

(Lettre du Rabbi, 9 Adar Chéni 5736-1976, Kfar ‘Habad n°1091)

2 Adar Chéni

Que ceci soit bien clair, il y eut, à l’époque, des événements qui, de la manière dont ils se produisirent, prirent une tournure naturelle, des combats, un butin que les Juifs ne touchèrent pas, bien qu’eux-mêmes étaient voués à la destruction et à la rapine. Par la suite, ces Juifs demeurèrent « éparpillés et disséminés ». Or, malgré leur attitude la moins « pragmatique » possible, c’est précisément leur attachement profond à la Torah, malgré l’immense danger qu’elle provoquait, qui les conduisit à la victoire. Et, cette attitude reste encore la seule qui soit en mesure d’assurer notre pérennité.

(Lettre du Rabbi, 9 Adar Chéni 5736-1976, Kfar ‘Habad n°1091, suite)

3 Adar Chéni

Je suis satisfait et très heureux des comptes-rendus qui m’ont été fait des campagnes de diffusion des Mitsvot, à New York et dans d’autres endroits. Ceux-ci démontrent qu’elles ont été accueillies, partout, avec bienveillance, avec bonne volonté et même avec enthousiasme, de fait bien au-delà de nos attentes. Il est donc clair que les réserves que vous émettiez à ce sujet, en particulier le risque de mettre en exergue une différence entre les Juifs et les non Juifs, étaient sans fondement. Nul n’a vu en cela une intervention raciste ou quoi que cela de semblable. Bien souvent, la différence entre les Juifs et les autres peuples, l’élection d’Israël, s’est imposée comme une contrainte, une responsabilité, un devoir d’agir et nullement comme un privilège. De fait, les membres actifs de Loubavitch mènent aussi des actions personnelles, des visites à domicile. Bien entendu, celles-ci ne sont pas rendues publiques. On n’en trouve pas de comptes-rendus, ni de photographies dans la presse. Malheureusement, les résultats satisfaisants qui ont été obtenus dans ce domaine n’apparaissent pas aussi clairement que ceux des campagnes de Mitsvot, qui sont publiques. Ces dernières s’adressent plus largement à ceux qui se trouvent dans la rue et, en outre, un élément psychologique y intervient également. D’aucuns peuvent considérer une visite à domicile comme une ingérence dans leur vie privée ou soulever d’autres objections encore. A l’opposé, un Juif se trouvant dans la rue observe que l’on ne s’adresse pas uniquement à lui, mais aussi à tous les autres Juifs. Il constate à quel point ceux-ci sont prêts à recevoir et, à son tour, il en fait de même. Même s’il ne réagit pas sur le champ, on lui fournit, de cette façon, matière à méditer et, la fois suivante, il réagira positivement et peut-être même exprimera-t-il sa reconnaissance.

(Lettre du Rabbi à un homme de New York, 11 Nissan 5735-1975,

Kfar ‘Habad n°1079)

4 Adar Chéni

La description qui vient d’être faite n’est pas établie uniquement à partir de quelques cas isolés. Bien au contraire, tous peuvent observer qu’il s’agit du cas le plus répandu. J’ai moi-même reçu de nombreux courriers, émanant de personnes qui m’ont dit à quel point elles ont été touchées, de quelle manière cet événement a marqué un tournant dans leur vie. Pour conclure, on doit admettre que les personnes qui se consacrent aux campagnes de diffusion des Mitsvot méritent d’être largement encouragées, d’autant qu’elles marquent, de la sorte, leur fidélité absolue au premier Précepte de la première partie du Choul’han Arou’h, lequel est donc l’obligation première incombant à un Juif, celle de ne pas être découragé par les moqueries : « Nul n’aura honte du fait des hommes qui se moquent de lui ».

Lettre du Rabbi à un homme de New York, 11 Nissan 5735-1975,

Kfar ‘Habad n°1079, suite)

5 Adar Chéni

Je suis surpris par le ton de votre lettre, d’autant que je ne me rappelle pas que vous m’ayez déjà écrit, de par le passé. Je dirais donc qu’il est effronté de votre part, et je pèse mes mots, de me demander pourquoi les émissaires de Loubavitch ne font rien, ou pas assez, dans un certain domaine, auquel vous semblez accorder une importance particulière. Non seulement votre lettre ne veut rien dire, mais, en outre, elle est insensée, car vos questions reviennent à demander à un médecin pourquoi il n’est pas actif dans le domaine de l’ingénierie. Vous devez savoir que les émissaires de Loubavitch ont une mission bien précise, celle de diffuser le Judaïsme dans les communautés qui leur ont été confiées. Les décisions du Congrès n’entrent pas dans leur domaine d’action et ils ne pourront donc contribuer que très peu, ou même pas du tout, à ce que vous suggérez. Modifier leur centre d’intérêt, dilapider leur énergie et leur temps pour ce qui n’entre pas dans le cadre de leur mission serait non seulement un gaspillage, mais aussi une perte pour ce qui fait effectivement l’objet de cette mission, de laquelle ils s’acquittent parfaitement.

Lettre du Rabbi à un homme du Minnesota, 12 Chevat 5744-1984,

Kfar ‘Habad n°1079)

6 Adar Chéni

Vous introduisez votre lettre par la mention : « Par la grâce de D.ieu » et ceci me conduit à vous poser, en retour, des questions liées aux vôtres : si l’on se souvient que, d’après la Torah, « les pauvres de ta ville sont prioritaires », pensez que tous les besoins des Juifs de votre ville, en matière de Judaïsme, ont été satisfaits ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi en est-il ainsi ? Qu’avez-vous fait vous-même et faites-vous tout ce qui est en votre pouvoir pour influencer d’autres Juifs, afin qu’à leur tour, ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour convaincre et encourager les Juifs de votre communauté, hommes, femmes et enfants, afin qu’ils fassent preuve d’abnégation envers le Judaïsme, qu’ils se consacrent, au quotidien, à la Torah et aux Mitsvot ? Si vous n’avez rien fait, pourquoi en est-il ainsi ? Or, une action menée dans votre communauté serait sûrement fructueuse. Elle ne dépend que de votre bon vouloir et de votre détermination. Tant de Juifs sont victimes de l’assimilation, soumis à d’autres influences, les conduisant vers des mariages mixtes. Nombreux sont ceux qui sont perdus, chaque jour. Pourtant, nos Sages disent qu’une seule âme juive est un monde entier et a fortiori en est-il ainsi pour un grand nombre de nos frères. Bien entendu, l’objet de ma réponse n’est pas la polémique et je ne cherche pas à vous faire de la morale. Néanmoins, votre lettre était discordante par rapport à toutes celles que j’ai reçues et j’ai pensé qu’il y avait là une intervention de la divine Providence pour me permettre d’attirer votre attention sur un élément qui, de toute évidence, vous échappe. Un effort est nécessaire pour contacter de nombreux Juifs se trouvant dans votre entourage et pour les sauver. Or, eux-mêmes se tournent, avant tout, vers ceux qui se trouvent sur place et vous êtes l’un de ceux-là. D.ieu fasse que vous ayez une réponse satisfaisante à mes questions, non pas satisfaisante de mon point de vue, mais bien de celui de nos frères, les enfants d’Israël, en particulier la jeune génération, dans votre ville, où vous résidez depuis longtemps et peut-être même y êtes-vous né. Je vous poserai encore une question, dans le même contexte : quel avancement recevra le domaine qui suscite à ce point votre colère selon que vous sachiez ou que vous ne sachiez pas ce que je fais ou ce que je ne fais pas, en la matière ?

Lettre du Rabbi à un homme du Minnesota, 12 Chevat 5744-1984,

Kfar ‘Habad n°1079, suite)

7 Adar Chéni

Au fil des générations, au fur et à mesure de la diminution des capacités intellectuelles et de la compréhension, il est de plus en plus aisé de parvenir à la soumission et à l’acceptation du joug divin. Pour les premières générations, celles qui étaient « comparées à des anges » ou même celles qui étaient « comparées aux fils de l’homme », l’intellect intervenait et il remettait en cause la soumission, en lui faisant obstacle. Dans notre génération, par contre, alors que nous sommes « comparés à des ânes », il est plus aisé de mettre en pratique les Mitsvot, y compris celles que « l’homme foule du talon ». C’est la raison pour laquelle nos maîtres ont souligné l’importance de cette soumission, en ces dernières générations. Auparavant, on insistait plus clairement sur la compréhension, sur l’analyse approfondie. A l’heure actuelle, c’est la soumission qui est mise en exergue. Pour autant, c’est précisément à notre époque qu’ont été révélées les idées les plus profondes de la dimension cachée de la Torah. En effet, cette partie de son enseignement doit être abordée avec la soumission la plus totale. Celle-ci est le réceptacle permettant de l’intérioriser.

(Discours du Rabbi, Torat Mena’hem, tome 23, page 258)

8 Adar Chéni

Vous me demandez de quelle manière vous pouvez établir ce que D.ieu attend de vous. Or, D.ieu s’adresse directement à chaque âme et c’est la raison pour laquelle on est parfois inspiré à prendre de bonnes résolutions.

(Réponse du Rabbi, transmise par son secrétariat)

9 Adar Chéni

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me faites part de vos difficultés à lutter contre le mauvais penchant. Je pense vous avoir déjà écrit, de par le passé, qu’en plus de l’opposition directe qu’il est important de manifester envers les avances du mauvais penchant, il est tout aussi fondamental de faire disparaître ce mauvais penchant de votre esprit, sans engager la moindre discussion avec lui, mais en orientant votre attention et votre concentration sur un autre objet, totalement indépendant ou, mieux encore, sur ce qui a trait aux Mitsvot.

(Lettre du Rabbi, 9 Mar’hechvan 5725-1964, Kfar ‘Habad n°1081)

10 Adar Chéni

Vous m’écrivez que vous avez « une grande journée de solitude de sept heures trente du matin à dix huit heures trente » alors qu’il est si facile de servir D.ieu en toute circonstance. De fait, nombreux sont ceux qui trouvent la journée trop courte pour mener à bien la mission qui leur est confiée par D.ieu. Celle-ci est pleine de sens, immuable, d’autant qu’elle inclut, en outre, le « grand principe de la Torah », qui est : « tu aimeras ton prochain comme toi-même », en vertu duquel chaque Juif a le mérite et le devoir de venir en aide aux autres Juifs afin de les rapprocher de D.ieu, de même que de diffuser la fidélité à la pratique des lois fondamentales de la droiture et de la justice au sein de la société, dans son ensemble. Je peux vous assurer que je connais des personnes qui se trouvaient auparavant dans une situation identique à la vôtre, puis qui ont décidé de baser leur existence sur un principe ayant été clairement établi par nos Sages : « J’ai été créé pour servir mon Créateur ». De cette façon, elles ont donné un contenu et un sens à leur vie personnelle et elles ont regretté de ne pas l’avoir fait plus tôt.

(Lettre du Rabbi, 21 Adar 5743-1983, Kfar ‘Habad n°1081)

11 Adar Chéni

Sans même faire appel à la foi, la logique élémentaire permet d’établir que le monde dans lequel nous vivons a un Créateur, Qui édicte tout ce qui s’y passe, jusque dans le moindre détail et Qui lui accorde Sa Providence. Il suffira de citer une image simple. Si un homme entre dans une usine très sophistiquée, ayant de très nombreuses machines qui fonctionnent toutes en harmonie, en fonction d’un programme préétabli, chacune ayant un rôle spécifique, il sera inutile de lui préciser que quelqu’un a prévu et adapté toutes les parties qui la constituent. Il faut se rappeler qu’aucun ordinateur conçu par les hommes, qu’aucune capacité industrielle ne peuvent se comparer, même partiellement, à la complexité du monde. Il suffit d’observer celle, infinie, du corps humain, ou même celle des tissus cellulaires qui constituent chacune de ses parties pour comprendre qu’une Existence supérieure a créé tout cela. Cette constatation permet de répondre à une question répandue : pourquoi y a-t-il, dans le monde, des événements qui semblent contredire l’ordre divin ? Une réponse très simple est la suivante. Lorsqu’un système fonctionne bien à 99%, alors que seulement 1% semble ne pas fonctionner, la logique élémentaire indique que ce manque de perfection apparent ne correspond pas à la réalité, bien plus, qu’il est lui-même partie intégrante de cette perfection. Nos Sages, se basant sur un verset de la Torah, affirment qu’une partie du Dessein divin de la création était d’en laisser des aspects « inachevés » afin de permettre à l’homme de lui apporter sa contribution.

(Lettre du Rabbi à une femme de Minneapolis, 8 Adar 5740-1980,

Kfar ‘Habad n°1083)

12 Adar Chéni

Dans quelle partie du monde, dans son ensemble, un homme doit-il mener à bien la mission qui lui est confiée ? La logique élémentaire permet également de répondre à cette question. D.ieu est à l’origine d’une création aussi merveilleuse, complexe, parfaite et il est donc inconcevable que son Créateur la confie à l’homme sans lui donner des instructions détaillées sur le comportement qu’il doit adopter, à titre personnel et sur ce que le monde doit être, selon le Dessein divin. La révélation de D.ieu, sur le mont Sinaï, était donc une nécessité. C’est alors que D.ieu a révélé Ses plans, énoncé des règles claires et transmis un ouvrage législatif, la Torah, à l’homme, afin qu’il oriente sa vie en se fondant sur elle. Ceci ne concerne pas uniquement les Juifs. De nombreuses croyances se basent sur la révélation divine du Sinaï. Pour autant, l’un des plus grands cadeaux que D.ieu a fait à l’homme est la liberté de penser et d’agir. De ce fait, certaines personnes, pour une raison ou pour une autre, ont fait le choix d’introduire dans la Torah des éléments qui dérangent, d’y ajouter certains points et d’en retrancher d’autres, sans tenir compte de la contradiction évidente que représente une telle démarche, car il est clair que, si la Torah est divine, elle échappe au domaine d’intervention de l’homme. En revanche, si l’homme peut l’adapter en fonction de son confort, elle perd toute justification à se prétendre divine.

Lettre du Rabbi à une femme de Minneapolis, 8 Adar 5740-1980,

Kfar ‘Habad n°1083, suite)

 13 Adar Chéni

Il découle également de ce qui vient d’être dit que D.ieu accorde à chaque homme les forces nécessaires afin de mettre en pratique Ses Préceptes de la meilleure façon. En effet, il ne serait pas logique de penser que D.ieu confie à l’homme une mission qui est au-dessus de ses forces. Il en résulte que celui qui est confronté à des difficultés exceptionnelles ne peut que disposer de forces exceptionnelles, lui permettant de les surmonter. D.ieu souhaite que cette personne utilise pleinement le potentiel qui lui est confié, pour son bien et également pour donner un bon exemple aux autres, pour les influencer en ce sens. La fête de Pourim est le moment de se rappeler du rôle historique des femmes d’Israël, au sein de la vie juive, comme on peut l’établir à partir de la pratique de cette fête et du récit de la Meguilat Esther. Le nom même de ce livre, figurant parmi les Livres sacrés, qui ne mentionne pas Morde’haï, ni même Morde’haï et Esther conjointement, mais uniquement Esther, souligne encore plus clairement l’importante mission qui est confiée à la femme juive. Je souhaite, à vous-même et à tous les vôtres, un Pourim joyeux et inspirant. Avec ma bénédiction,

Lettre du Rabbi à une femme de Minneapolis, 8 Adar 5740-1980,

Kfar ‘Habad n°1083, suite)

14 Adar Chéni

Pourim

Il est un peu surprenant de découvrir, dans les commentaires et les interprétations de nos Sages, de mémoire bénie, la méthode qui fut empruntée par Morde’haï et Esther, dans leurs efforts pour abroger le décret de Haman. Il est évident que Morde’haï et Esther avaient une haute clairvoyance politique, qu’ils étaient proches du pouvoir et qu’ils connaissaient les usages royaux. Malgré cela, quand fut connue le décret d’extermination des Juifs, y compris les plus petits, prononcé par Haman, Morde’haï rassembla les enfants juifs et il leur enseigna la Torah. Si une telle attitude est compréhensible, puisque la Torah est : « notre vie et la longueur de nos jours », il est, en revanche, particulièrement surprenant de constater que la partie de la Torah qu’il choisit d’enseigner à ces enfants fut celle qui décrit la manière de consacrer une offrande dans le Temple. Cela est d’autant plus étrange que ces enfants vivaient à Suze, à l’extérieur d’Erets Israël, avant que le Temple de Jérusalem soit rebâtie. De fait, Assuérus avait même interrompu cette reconstruction et l’on ne savait pas si elle reprendrait. Bien plus, même si la consécration d’une offrande avait une portée immédiate et concrète, il est clair qu’elle ne concernait en aucune façon les enfants, de manière directe, puisqu’elle était effectuée par des adultes Cohanim. En résumé, Morde’haï fit le choix d’affronter cette situation d’exception en enseignant aux enfants une partie de la Torah qui, en apparence, n’apportait aucune solution au problème et à la situation de l’époque.

(Lettre du Rabbi à un homme de Floride, 22 Chevat 5734-1974

Kfar ‘Habad n°1084)

15 Adar Chéni

Chouchan Pourim

Quand on sait que nos Sages sont précis et concis, dans leurs propos, on en déduit qu’en nous faisant part de ces détails, ils nous délivrent un enseignement spécifique, qui est le suivant. Lorsqu’un Juif appartient à une petite minorité, au sein d’un immense empire de cent vingt sept provinces, il doit savoir et ressentir qu’un petit enfant a lui-même un lien direct avec l’étude de la Hala’ha décrivant de quelle manière le Cohen se tenait dans le Temple, prenait une pleine poignée de farine que l’on venait de récolter dans le champ, en faisait un sacrifice pour D.ieu et, de la sorte, suscitait le plaisir du Créateur de toute chose, y compris des cent vingt sept provinces dans lesquelles il vit. D.ieu, béni soit-Il est le Créateur et il est donc bien clair qu’Il est aussi le seul Dirigeant de chaque homme et de tout ce qui lui appartient. Ce lien direct avec le Saint béni soit-Il est le fait de chaque Juif, y compris d’un petit enfant. Il constitue la source, de laquelle émane la puissance juive, la victoire d’Israël dans la détresse. On peut ainsi comprendre la remarque de nos Sages, à la conclusion de ce récit, dans la Guemara, selon laquelle Haman, quand il vit Morde’haï et les enfants, observa ce qu’ils avaient alors fait et étudié, acquit, dès lors, la certitude que les Juifs emporteraient encore une fois la victoire.

(Lettre du Rabbi à un homme de Floride, 22 Chevat 5734-1974

Kfar ‘Habad n°1084, suite)

16 Adar Chéni

Ce qui est dit ci-dessus peut être exprimé dans les termes de notre époque. Selon une vérité couramment admise, les jeunes d’aujourd’hui sont l’avenir de demain. Il est donc important de commencer leur éducation juive depuis leur plus jeune âge. Les petits enfants doivent se consacrer à l’étude de la Torah, afin d’implanter en chacun la conscience que chacun d’eux est directement lié à tout ce qui est sacré dans ce monde et à D.ieu Lui-même, par l’étude de la Torah, même s’il évolue dans un environnement semblable à celui de Suze, dont le roi était un ivrogne instable, avec un chef de gouvernement comparable à Haman l’impie. Peu importe donc que le peuple juif soit « éparpillé et disséminé parmi les nations », selon la description qu’en fit Haman. Et, de fait, il en est bien ainsi car, tant que « leurs lois sont différentes de celles de tous les peuples », les Juifs n’ont aucune raison d’avoir peur. Au final, c’est le contraire qui se réalise et « la peur des Juifs s’abat sur eux », de sorte que : « pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur », au sens le plus littéral, mais aussi, plus profondément et selon l’interprétation de nos Sages : « la lumière, c’est la Torah, ainsi qu’il est dit : car la bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière ». Autrement dit, pour les Juifs, la lumière, au sens physique, dépend de la Torah. De même, au sens simple, la joie est celle de la fête, l’allégresse profonde est celle de la circoncision, alliance éternelle entre D.ieu et les enfants d’Israël, inscrite dans la chair de chaque juif, non uniquement en son âme et en son cerveau. Enfin, l’honneur est rapproché par nos Sages des Tefillin. En d’autres termes, lorsque les enfants d’Israël n’ont pas honte de leur Judaïsme, mettent en pratique les Mitsvot fièrement et d’une manière affirmée, ils sont eux-mêmes semblables aux Tefillin, desquels il est dit : « Toutes les nations de la terre verront que tu portes le Nom de D.ieu et elles te craindront ».

(Lettre du Rabbi à un homme de Floride, 22 Chevat 5734-1974

Kfar ‘Habad n°1084, suite)

17 Adar Chéni

Dès lors que l’on est un soldat de l’armée de D.ieu, on adopte automatiquement un comportement empli de soumission, principe qui est à la base même de l’existence de toute armée. Il faut donc mettre en évidence l’effet du serment que l’on a prononcé devant le mont Sinaï. Etre un soldat de l’armée de D.ieu signifie également avoir un comportement quotidien conforme au Choul’han Arou’h. Cela sera bien plus facile que ce que vous imaginez.

(Réponse du Rabbi, transmise par son secrétariat)

18 Adar Chéni

Vous me dites que votre fils étudie ici, à la Yechiva et vous faites état des difficultés qui en résultent. Si l’on prend tout cela en compte, il n’est effectivement pas judicieux qu’il reste ici. Il étudiera donc la Torah dans un endroit et dans une façon qui lui permettront de rester près de ses parents.

(Réponse du Rabbi, transmise par le Rav B. Klein, Kfar ‘Habad n°1083)

19 Adar Chéni

Vous m’écrivez que vous avez dû renoncer à certaines choses, dans le cadre de vos efforts, pour atteindre un stade plus parfait de vérité, c’est-à-dire une existence véritablement juive. Vous aurez l’occasion de constater que ces difficultés et ces sacrifices auxquels il est bien souvent nécessaire de consentir ne sont pas aussi effrayants qu’il y paraît. En dernière analyse tout dépend de la volonté et de la détermination.

(Lettre du Rabbi à une jeune fille, 25 Sivan 5726-1966,

Kfar ‘Habad n°1083)

20 Adar Chéni

Vous faites référence à un objectif dans la vie et, en apparence, vous exprimez votre opposition à Freud, bien qu’il semble, selon le texte de votre lettre que sa théorie, selon vous, soit juste et favorable. Permettez-moi de vous dire qu’à l’issue d’une analyse plus précise et plus attentive, on peut effectivement découvrir de nombreuses lacunes dans sa théorie. Concrètement, il convient de souligner que plusieurs de ses disciples les plus importants se sont éloignés de ses conceptions et qu’ils ont bâti leur propre théorie. Et, même si celles-ci diffèrent les unes des autres, elles ont toutes un point commun, la remise en cause de l’approche fondamentale de Freud. Il suffit de citer Jung, Adler et, par la suite, Fraenkel, un professeur de l’université de Vienne qui fait de l’objectif de la vie la pierre d’angle de sa théorie psychanalytique.

(Lettre du Rabbi à un homme de Montréal, 20 Tévet 5720-1960,

Kfar ‘Habad n°1084)

21 Adar Chéni

A ce propos, vous dites aussi, dans un extrait précédent, et là encore on voit l’importance que vous accordez à la psychanalyse, qu’un des aspects de la vie des ‘Hassidim est le fait qu’ils se dispensent de la responsabilité de prendre eux-mêmes des décisions. Vous en concluez qu’ils ne sont pas capables de le faire seuls et qu’ils sont donc totalement dépendants. En fait, cela n’est pas vrai, comme la pratique l’a démontré. Une preuve probante peut en être trouvée auprès des ‘Hassidim qui se trouvent de l’autre côté du rideau de fer. Ceux-ci sont séparés de leurs dirigeants depuis plus de trente ans et, bien plus,  les jeunes ne les ont jamais vu. Ils ne peuvent donc pas s’en remettre à eux et à leurs décisions pour organiser leur vie. Malgré cela, il s’est avéré que ces ‘Hassidim sont l’élément le plus déterminant de la vie juive, derrière le rideau de fer, un élément qui a conservé son identité et son mode de vie, malgré les persécutions les plus cruelles, dans des situations qui ont rendu nécessaires, à tout moment, des décisions exceptionnellement déterminantes, parfois même sur des questions de vie ou de mort, alors que d’autres n’ont pas été capables de prendre de telles décisions et n’ont pu que suivre le courant, en optant pour la voie le plus facile. Cette détermination profonde et exceptionnelle dont les ‘Hassidim ont fait preuve, est apparue à l’évidence, lorsque le rideau de fer s’est entrouvert, de manière passagère, après la dernière guerre et que de nombreuses familles ‘hassidiques, avec leurs enfants et leurs petits-enfants, s’en soient échappées.

(Lettre du Rabbi à un homme de Montréal, 20 Tévet 5720-1960,

Kfar ‘Habad n°1084, suite)

22 Adar Chéni

Les Juifs, d’une manière intrinsèque, n’ont rien de commun avec la faute, ce qu’à D.ieu ne plaise. Celle-ci leur vient uniquement parce que D.ieu, dans Sa grande bonté, a voulu leur apporter la plus haute élévation, au-delà de leur état naturel. De ce fait, Il a cherché un « prétexte » et Il leur fait donc connaître une descente passagère, ainsi qu’il est dit : « Je t’ai abandonné un court instant », de manière superficielle et uniquement en fonction de ce que nos yeux perçoivent, afin de leur conférer ensuite une immense élévation. Bien plus, celle-ci ne sera pas de courte durée, afin d’être le pendant de ce « court instant ». Elle sera une élévation éternelle, sans la moindre interruption. Il en sera ainsi lors de la délivrance véritable et complète, qui sera la conséquence de la grande chute de l’exil. Ce sera une délivrance éternelle, qui ne sera suivie d’aucun autre exil.

(Discours du Rabbi, Chabbat Parchat Tissa 5752-1192)

23 Adar Chéni

Vous me dites que votre fils a commencé à s’écarter du droit chemin. Vous ferez donc en sorte que d’autres s’efforcent de l’influencer positivement. Dans la mesure du possible, il y aura également parmi eux des garçons de son âge. En outre, il ne faut pas qu’il puisse interpréter le silence de ses parents, à ce sujet, comme un accord qui serait donné à son comportement. Bien plus, vous devez supprimer, dans toute la mesure du possible, l’influence que son attitude pourrait avoir sur vos autres enfants. Enfin, le renforcement du comportement des parents conforme à la Volonté de D.ieu, selon le Choul’han Arou’h, raffermira également la bénédiction de D.ieu. Vous me transmettrez son nom et celui de sa mère, afin que j’en fasse mention près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Vous ferez aussi vérifier les Tefillin et les Mezouzot.

(Réponse du Rabbi transmise par son secrétariat)

24 Adar Chéni

D.ieu donne l’assurance qu’Il apporte Son aide afin que l’on mette en pratique Ses Injonctions et, de fait, une telle assurance tient compte de la nature d’un Juif qui éprouve un désir permanent de s’améliorer, conformément au principe selon lequel tout ce qui appartient au domaine de la Sainteté doit connaître l’élévation. Ainsi, D.ieu insuffle les forces nécessaires non seulement pour s’élever à la dignité d’homme au sein du Judaïsme, mais aussi pour le faire d’une manière sans cesse accrue. En effet, un « statu-quo » du Judaïsme, sur la base de la situation de ce jour, aussi satisfaisante qu’elle puisse être par ailleurs, n’est nullement suffisant pour demain, car il sera alors nécessaire de connaître une plus grande élévation.

(Lettre du Rabbi, 9 Sivan 5745-1985, Kfar ‘Habad n°1087)

25 Adar Chéni

Certains événements semblent, à première vue, ne concerner qu’une seule personne. Malgré cela, il faut les considérer avec la même attention que les préoccupations ayant des ramifications mondiales. A fortiori en est-il ainsi quand ces événements concernent un Juif, en particulier d’après la règle établie selon laquelle le Précepte : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est : « un grand  principe de la Torah » et tout spécialement selon l’interprétation qu’en donne l’Admour Hazaken, fondateur de ‘Habad.

(Lettre du Rabbi, 20 Adar 5737-1977, Kfar ‘Habad n°1087)

26 Adar Chéni

Vous sollicitez une entrevue particulière, alors que, depuis de nombreuses années, celles-ci ne sont pas accordées en cette période. Si l’usage est remis en cause et qu’une personne est reçue, il sera nécessaire, par la suite, de recevoir tous ceux qui me le demanderont. En conséquence, considérez que vous avez parlé avec moi. Vous me transmettrez vos noms et j’en ferai mention près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

(Réponse du Rabbi, transmise par son secrétariat)

27 Adar Chéni

De façon générale, lorsque l’on célèbre une Bar Mitsva, je ne suis pas satisfait, pour différentes raisons, que le Bar Mitsva soit l’officiant de la prière et qu’il lise lui-même la Torah. De même, il n’y a pas lieu de dilapider une somme importante pour la location d’une salle, par exemple. En revanche, il est judicieux et bon qu’il prononce des paroles de la Torah, mais non un speech. J’ai mentionné vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

(Lettre du Rabbi, 8 Nissan 5721-1961)

28 Adar Chéni

J’ai dit ici, lors d’une réunion ‘hassidique, en présence des ‘Hassidim et des élèves de la Yechiva, que l’attachement doit se manifester en toutes les forces possibles. Avant tout, les ‘Hassidim ‘Habad, comme leur nom, ‘Habad, l’indique, doivent s’attacher par leur intellect, c’est-à-dire, au sens le plus littéral, étudier les discours ‘hassidiques du Rabbi. En effet, l’intention de celui qui les a prononcés est que la compréhension mette en éveil le sentiment et que le comportement soit modifié en conséquence. L’attachement passe donc par les termes du verset : « Tu suivras ses voies », conformément à ses enseignements, dans le comportement, les pensées, les paroles et les actions.

(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 21, page 61)

29 Adar Chéni

Quand un Juif se trouve en exil, la Présence divine et, plus spécifiquement, l’âme divine qu’il possède sont exilés également. La liberté véritable doit donc être à la fois matérielle et spirituelle. Concrètement, seul le corps juif peut être assujetti à l’exil, alors que l’âme divine est libre, par nature. Toutefois, les obstacles et les embûches, extérieurs et intérieurs, imposent un effort permanent afin d’exprimer cette liberté et de la réaliser. Pessa’h approche et rappelle à chaque Juif que, s’il consent à l’effort nécessaire, son succès est acquis d’emblée, car il a un allié fidèle, une parcelle de sainteté, l’âme divine qui se trouve en lui et qui cherche, en permanence, à surmonter tous les difficultés, à écarter ce qui fait obstacle au service de D.ieu, avec une liberté et une joie entières.

(Lettre du Rabbi, 2 Nissan 5735-1975, Kfar ‘Habad n°1064)

Etincelles ‘Hassidiques

Présence du Rabbi

Le vin et le gâteau au miel

A Pourim 5727 (1967), le Rabbi entra dans la synagogue, lors de la réunion ‘hassidique, alors que tous chantaient : « Et, ce fut à l’époque de A’hachvéroch ». Il encouragea joyeusement le chant et fit de grands signes de la main. Après qu’il ait prononcé le discours ‘hassidique, un homme se présenta à lui, tenant à la main une bouteille d’eau de vie et le Rabbi lui dit :

« Si vous faites tout ce qui est en votre pouvoir, D.ieu fera aussi tout ce qu’Il peut ».

Il lui demanda ensuite de dire Le’haïm, mais, avant que l’homme porte le verre à la bouche, il dit encore :

« Aujourd’hui, tout doit être payé comptant et l’on ne peut pas se contenter de promesses ».

Par la suite, au cours de la quatrième causerie, le Rabbi relata :

« Dans mon école, on prononçait, le jour de Pourim, une ‘explication de Pourim’ et, une fois, quelqu’un fit remarquer que Yaïn, le vin et Léka’h, le gâteau au miel, ont la même valeur numérique. On lui objecta que le compte n’était pas bon et que la valeur numérique de Léka’h était largement supérieure à celle de Yaïn. Il répondit alors qu’il fallait, en conséquence, ajouter du vin jusqu’à ce que le compte soit bon. On lui répondit qu’en abusant du vin, on risquait de dépasser la valeur numérique de Léka’h, puisqu’en ajoutant du gâteau, le compte, encore une fois, ne serait pas bon. Il conclut donc que la solution était de boire le vin nécessaire pour que le compte soit bon ou encore de parvenir à ‘ne plus savoir’. En effet, si l’on n’est plus en état de distinguer ‘maudit soit Haman’ de ‘béni soit Morde’haï’, a fortiori ne fera-t-on pas de différence entre le vin et le gâteau ! ».

Souvenir

Le Rav Avraham Hecht raconte :

En 5699 (1939), un groupe de jeunes gens américains, dont je faisais partie, partit poursuivre des études à la Yechiva Tom’heï Temimim de Otvotsk, auprès du Rabbi Rayats. Nous sommes passés par la France et nous avons dîné chez le Rav Zalman Schneersohn, à Paris puis nous nous sommes rendus à la gare ferroviaire. Le Rabbi y était venu également, pour nous accompagner, puisque nous nous rendions auprès de son beau-père.

Pendant les derniers instant avant le départ du train, alors que nous nous tenions serrés sur les marches du wagon, le Rabbi nous accorda sa bénédiction, il nous encouragea et il nous expliqua ce que signifiait un voyage chez le Rabbi, qui il était et quel était l’objet d’un tel voyage.

Trente ans plus tard, le Rabbi m’accorda une entrevue et, au cours de celle-ci, je mentionnai notre rencontre de l’époque, dans cette gare parisienne. Le Rabbi me fixa un instant, puis il me demanda :

« Vous souvenez-vous de ce que j’ai alors dit ? ».

Autre souvenir

Le Rav Binyamin Mints raconte :

Le Rabbi était présent à ma Bar Mitsva, qui fut célébrée en 5704 (1944) et il y commenta la Torah pendant une heure et demie. Par la suite, il se tourna vers moi et me demanda :

« Peux-tu répéter ce que je viens de dire ? ».

Bien entendu, j’en étais incapable.

Etude

Le Rabbi dit à un ‘Hassid, au cours d’une entrevue qu’il lui accordait :

« Le fait de ‘ne pas étudier la Torah pendant trois jours’, selon l’expression de nos Sages, ne signifie pas uniquement que l’on n’ouvre pas un livre, mais aussi qu’on ne l’étudie pas avec toute la profondeur nécessaire ».

Réunion ‘hassidique

Le Rabbi dit à un ‘Hassid, au cours d’une entrevue qu’il lui accordait :

« Une réunion ‘hassidique ne peut pas se limiter à des chants. Entre ceux-ci, il faut nécessairement rapporter une explication, répéter une causerie ou bien raconter une histoire. Si on ne le fait pas, il ne s’agit pas d’une réunion ‘hassidique ».

Tout écrire

A quelqu’un qui lui indiquait que certains avaient des scrupules à lui écrire ce qui n’est pas positif, le Rabbi répondit :

« C’est une folie, une folie véritable ! Il faut tout écrire ».

Que D.ieu soit béni

Un émissaire du Rabbi lui fit parvenir une lettre émanant d’un Juif de Panama. Le Rabbi lui répondit :

« A l’occasion, il serait bon de lui souligner l’importance d’écrire, au début d’une lettre, Barou’h Hachem, « que D.ieu soit béni ». Cela est utile de différents points de vue. »

Renforcement

Alors qu’il distribuait « l’argent de ‘Hanoukka », en 5741 (1980), le Rabbi dit à quelqu’un :

« L’argent de ‘Hanoukka n’est que superficiel, par rapport à toutes les valeurs profondes. C’est, en fait, un moyen d’en renforcer la profondeur. En revanche, lorsque cette profondeur est absente, ce qui est superficiel n’a plus lieu d’être ».