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L'Offrande du Bois |
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Le livre de Vayikra – le Lévitique
– traite, en grande partie – des lois sur les sacrifices. Ceux-ci étaient
constitués d’offrandes d’origine animale ou végétale, selon la
personne ou l’objet du sacrifice. Cependant, une matière était
omniprésente dans tous les sacrifices : le bois. Ainsi, on pouvait
offrir du bois pour le Temple. Ce bois servait à alimenter les foyers de
l’autel. Nos sages considèrent, de ce fait, l’offrande du bois comme
un sacrifice à part entière. Comment l’accessoire pouvait-il être
considéré comme une offrande valide ? Na’hmanide explique ainsi le sens
des sacrifices : La personne qui apporte un sacrifice se doit de réaliser
que ce qu’endure la bête devait lui arriver à elle-même. Seulement,
la Miséricorde Divine substitua l’animal à sa personne. Ainsi, le véritable
sens du sacrifice est d’offrir sa personne à D-ieu. Cette idée nous permettra de
comprendre pourquoi chaque sacrifice devait être consumé en même temps
que le bois sur l’autel : Il existe différents types de
sacrifices et chacun possède ses propres règles et rites. Na’hmanide
explique que ces nuances dépendent, en fait, de la situation spirituelle
et morale de celui qui apporte l’offrande. Chaque sacrifice ne constitue donc
qu’un aspect, qu’une facette de l’approche d’un individu vers
D-ieu. Par contre, le bois – matière omniprésente dans les sacrifices
– était consumé entièrement. Il symbolise donc le sacrifice de la
personne dans sa totalité, un engagement sans aucune limite. La Torah compare l’homme à « l’arbre
des champs ».
Le sacrifice de sa personne trouve son expression dans le sacrifice du
bois. Les offrandes animales ou végétales
symbolisent le don des caractères particuliers pour D-ieu ; tandis
que le sacrifice du bois exprime le don inconditionnel de son être. Lorsqu’une personne n’offre –
n’engage – qu’une partie d’elle-même, elle n’est alors pas
totalement libérée de son ego, et cela se fait ressentir dans son
service de D-ieu ; son abnégation et son dévouement s’en trouvent
réduits. Tandis qu’une personne qui réalise,
qu’outre le sacrifice de certains de ses caractères, elle se doit
d’offrir son existence tout entière à D-ieu, ne trouvera aucune embûche
sur son chemin et rien n’arrêtera son ardeur. La personne pourra alors dédier sa
vie d’une manière intègre – transcendant ainsi son intellect et ses
sentiments – à vivre chaque instant et chaque activité quotidienne
d’une manière sacrée. Likouté Si’hoth Vol XXII |
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