Livre de Chémoth

Parchath Terouma

Comment Edifier Une Maison Pour D-ieu ? - Trois Scénarios Pour Un Sanctuaire
Trois Métaux : Une Communauté - Trois Piliers
Une Lumière Vers L’Extérieur - Le Bois de L’Espérance

Comment Edifier Une Maison Pour D-ieu ?

Térouma est la première des Parachioth qui traitent du sujet de l’édification du Sanctuaire pour D-ieu – le Michkan. Cette Mitsva fut adressée à tout le peuple Juif ; hommes, femmes et enfants devaient y participer.

Le Sanctuaire qui fut édifié dans le désert constitue une formidable innovation dans l’histoire du monde et dans les réalisations de l’humanité : une « maison » matérielle dans laquelle la Ché’hina – la Présence Divine – allait s’incarner et résider. En fait, l’idée parait si extraordinaire qu’elle interpella le Roi Salomon – le plus sages des hommes (Rois I 8 – 27) : «Le Ciel et tous les Cieux ne sauraient Te contenir, combien moins cette maison que je viens d’édifier ? »

Comment, alors, comprendre qu’une chose aussi extraordinaire puisse être réalisée par les hommes, et que ce commandement incombe à chaque individu ?

En réalité, seuls quelques privilégiés – tels que Betsalel et son équipe – furent engagés de manière effective dans l’édification du Temple et furent, pour cela, inspirés du souffle de D-ieu. Néanmoins, la Torah affirme clairement que cette œuvre dépendait des efforts et des dons de tous. Comment avons-nous – en tant qu’individu – le pouvoir d’inviter la Présence Divine à résider dans une structure physique et limitée ?

La Paracha commence par ces mots : « Véyik’hou Li Térouma – Qu’ils prennent pour Moi une offrande. » Rachi explique que le terme « Li – Pour Moi » implique que les contributions d’Israël devaient être offertes avec, pour seule motivation, la volonté d’appliquer le désir de D-ieu. A la lumière de ce texte, la question semble s’accentuer : comment peut-on espérer que chacun puisse atteindre un tel niveau spirituel ?

La solution à cette interrogation réside dans la définition de l’événement du Don de la Torah. Le peuple Juif a subi, alors, une transformation fondamentale. D-ieu choisit ces hommes et ces femmes pour Le représenter et Il fit d’eux « un royaume de prêtres et un peuple saint. »

Depuis, chaque Juif est relié à D-ieu dans son essence. Nos sages affirment d’ailleurs : « Af Alpi Che’hata, Israël Hou – Même s’il lui arrive de fauter, il garde son caractère d’Israël. » Car il y a en chacun de nous une étincelle – Pintélé Yid – qui n’accepte pas la séparation avec le Divin. Maïmonide affirme que la volonté profonde de chaque Juif est d’appliquer la volonté de D-ieu ; si cela ne paraît pas toujours évident, c’est simplement parce que le mauvais penchant prend temporairement le dessus. Ainsi, même s’il semble que nos motivations ne soient pas des plus élevées, en réalité, dans le plus profond de notre être, elles le sont.

C’est précisément ce caractère particulier du lien de l’âme à D-ieu qui confère à chacun de nous le pouvoir extraordinaire d’établir une Résidence pour D-ieu ici-bas.

Sefer HaSi’hoth 5752

Trois Scénarios Pour Un Sanctuaire

Hachem ordonne dans la Paracha de cette semaine que les Béné-Israël lui construisent un Sanctuaire – le Michkan – afin qu’Il réside parmi eux. La Torah nous raconte, ensuite, comment les Béné-Israël ont accompli ce commandement en apportant en offrandes les matières nécessaires à la construction.

Il existe trois opinions concernant le moment où le peuple Juif a reçu cette Mitsva :

Selon un premier avis, l’injonction de construire le Michkan et les dons des Hébreux prirent place juste après le Don de la Torah ; donc, avant le péché du Veau d’Or.

D’après une seconde opinion, les deux événements – l’injonction et sa mise en pratique – eurent lieu après Yom Kippour, c’est-à-dire après le pardon pour le péché du Veau d’Or.

Un dernier avis stipule, enfin, que D-ieu commanda le Michkan avant le péché du Veau d’Or, mais que Moché ne retransmit l’ordre aux Béné-Israël qu’après Yom Kippour.

Le Talmud affirme que les différentes interprétations d’un même passage doivent être considérées comme « paroles du D-ieu Vivant. »

Il en est ainsi dans notre cas ; même s’il parait évident que ces événements n’avaient pu se dérouler que selon une des trois versions, elles représentent toutes des idées vraies,  valables notamment pour la construction du Michkan qui se trouve dans le cœur de chacun d’entre nous.

Les Juifs avaient – après le Don de la Torah et avant le péché du Veau d’Or – le statut de Tsadikim – justes. Puis, ils fautèrent en faisant le Veau d’Or. Après Yom Kippour, ils avaient atteint le niveau de Baalé Téchouva – repentants. 

Cette petite introduction nous permettra de mieux comprendre les différentes opinions :

Si l’injonction et les dons furent donnés avant le péché, il en découle que le Michkan fut construit par des Tsadikim.

Par contre, si la Mitsva et les donations prirent place après Yom Kippour, les bâtisseurs du Temple étaient des Baalé Téchouva.

Enfin, si le péché du Veau d’Or fut commis entre le commandement de la construction du Michkan et le début de sa mise en œuvre, il en ressort que même les pécheurs pouvaient participer à l’édification de la maison de D-ieu.

Une profonde leçon dérive de cette démonstration :

Certains hommes ayant atteint le niveau de Tsadik viennent à considérer que leur mission dans le monde matériel est terminée. Désormais, ils se consacreront uniquement aux élévations purement spirituelles. Selon eux, la mission de faire de ce monde une résidence pour Hachem incombe à ceux qui n’ont pas encore atteint leur niveau.

C’est à eux que s’adresse la première opinion : le commandement fut donné aux Tsadikim. Le Tsadik est un homme et il fait partie du monde matériel, c’est pourquoi le fait de refuser de s’investir ici pour construire un Michkan constitue une chute et non une élévation.

Nous pourrions alors en déduire que cette mission est réservée à ceux qui n’ont pas connu d’épreuves – les Tsadikim – ainsi, Hachem les invite à Le retrouver dans ce monde. Le pénitent devrait, néanmoins, être exempté de cette tâche, puisqu’il a déjà connu cette expérience en affrontant les épreuves de ce monde.     

C’est ici que s’inscrit la nécessité de la deuxième opinion qui défend l’idée que le Michkan fut construit par les Baalé Téchouva.

Puis vient la troisième opinion qui nous apprend que la Téchouva n’est pas le préalable indispensable pour pouvoir faire des bonnes actions. Le Temple de D-ieu pouvait être construit par des pécheurs non repentis.

C’est justement cet acte qui constituera certainement le point de départ d’une Téchouva véritable.

  Likouté Si’hoth Vol VI

 

Trois Métaux – Une Communauté

« Ils me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux. »

 (Exode 25 – 8)

Nos sages remarquent que le verset ne dit pas que Hachem résidera dans le Temple. En fait, l’objet de la construction du Temple par le peuple Juif est que D-ieu vienne résider – grâce au Mikdach – au sein même de chaque Juif.

La Torah indique que trois types de métaux furent utilisés pour la construction du Michkan : l’or, l’argent et le cuivre.

Nous pouvons nous interroger sur le fait que Hachem recommanda au peuple d’Israël d’inclure l’argent et le cuivre dans la construction du Sanctuaire. Ne sont-ils pas moins importants que l’or ? L’or est à l’évidence le métal le plus précieux ; pourquoi, alors, ne pas édifier le Temple uniquement avec cette noble matière ?

En fait, ces trois métaux font allusion aux trois catégories de personnes qui forment le peuple Juif. Or, D-ieu souhaite que tous les Juifs participent et prennent une part active dans la construction de Son sanctuaire. Aussi, les trois métaux furent-ils utilisés.

L’argent – Kessef – fait allusion aux justes – les Tsadikim. Leur être ne fait que se languir – Nikhsafim – pour Hachem et Sa Torah.

L’or – Zahav – qui est plus précieux que l’argent, fait allusion aux Juifs qui entreprennent un retour vers D-ieu – les Baalé Téchouva. D’ailleurs, nos sages affirment que les Baalé Téchouva sont supérieurs aux Tsadikim.

Le cuivre – Né’hocheth – fait allusion aux Juifs qui fautent et commettent des péchés. Ils ont cédé à la tentation du Serpent – le Na’hach – qui introduisit la première fois le péché dans le monde.

Il est donc évident que les justes ne peuvent ériger, à eux seuls, le Sanctuaire. Ils n’en ont pas les moyens. Chaque Juif doit prendre part à cette œuvre ; ainsi, même le cuivre – qui symbolise l’homme le plus bas – devait être une partie intégrante de la construction au même titre que l’or et l’argent.

La communauté – Tsibour – devait participer dans sa totalité à la construction du Michkan. Or, le mot « Tsibour » s’écrit avec les lettres : Tsadik pour les Tsadikim, les justes ; Beth pour le Bénonim , les moyens ; et avec le Rech pour les Réchaïm, les méchants. Une communauté doit intégrer toutes les couches de la société ; et c’est ensemble qu’elles pourront ériger un édifice pour D-ieu.

Le juste pourrait se dire : « Je peux construire seul le Sanctuaire de D-ieu ! Pourquoi devrais-je me soucier de la pratique de la Torah et des Mitsvoth de mon prochain s’il est encore loin du Judaïsme ? »

Parallèlement, celui qui est encore loin de la Torah et des Mitsvoth pourrait conclure : « Qu’ai-je à faire, moi, un pécheur, de la Torah et des Mitsvoth ? Il est certain que D-ieu ne désire pas résider dans mes actes ! »

Ces deux réactions sont erronées.

Le Sanctuaire doit être érigé par tous les Juifs, sans exception. C’est seulement lorsque tous les Juifs – Tsadikim et Réchaïm – pratiqueront les Mitsvoth – chacun selon son niveau – que pourront s’accomplir les mots du verset « Je résiderai parmi eux » au sein de chaque Juif. 

Likouté Si’hoth Vol VI

Trois Piliers

« Parle aux Béné-Israël afin qu’ils m’apportent une Térouma – offrande… Vous recevrez Ma Térouma. Voici la Térouma que vous recevrez d’eux… »

 (Exode 25 – 1,3)

Notre Paracha est la première de la série des Parachioth consacrées à l’édification du Michkan – le Tabernacle. D-ieu demanda alors à Moché que chaque Juif participe aux dons nécessaires pour la mise en œuvre de ce projet.

Nos sages nous indiquent que le mot Térouma est cité ici trois fois, car trois donations étaient indispensables pour le Michkan : la première devait servir à fondre des socles en argent pour fixer les poutres de la bâtisse ; la seconde correspondait aux demi-Chékels destinés à l’achat des sacrifices communautaires ; la troisième concernait les divers dons collectés pour la construction du Michkan et ses éléments.

D'ailleurs, c’est sur cette dernière donation que notre Paracha se concentre ; toutes les matières premières y sont énoncées en détail. Les deux autres formes de dons ne sont rappelées que d’une manière sous-entendue. Ce détail mérite une explication :

L’objet du Michkan était d’édifier une Résidence pour Hachem dans ce monde : « Ils Me feront un Sanctuaire, pour que Je réside parmi eux. »

Or, la construction du Michkan n’est qu’un avant-goût de la transformation de l’univers tout entier en Résidence pour D-ieu. C’est au moyen de l’étude de la Torah, de la prière, et des actes de bienfaisance – les trois piliers grâce auxquels le monde existe – que nous accomplissons cela.

Nous pouvons, sans difficulté, trouver un parallèle à ces trois piliers dans le Michkan, puisque celui-ci constitue, en quelque sorte, le modèle de la Sanctification de l’univers.

La Torah est la base, le fondement de tout service de D-ieu. Chacune des expressions du Judaïsme trouve sa source dans la Torah. Nous pouvons donc comparer l’étude de la Torah aux socles du Michkan – base de la structure de l’édifice.

La Térouma consacrée à l’achat des sacrifices trouve son pendant dans la prière, puisque, selon nos sages, celle-ci remplace les sacrifices depuis la destruction du Temple.

Tandis que la Térouma réservée à la construction du Michkan – l’or, l’argent, le bronze, etc. – correspond aux actes de bienfaisance et aux Mitsvoth qui sont faits avec un support matériel.

Cette troisième dimension du service de D-ieu possède une qualité que les deux autres n’ont pas. L’étude de la Torah et la prière représentent des actions centrées sur la personne elle-même. Par conséquent, elles n’affectent que l’individu. Elles ont pour but d’unir l’homme à la Sagesse Divine.

Les bonnes actions – les Mitsvoth – impliquent que l’homme s’investisse dans les réalités de ce monde. Il transforme, alors, les objets matériels en objets Saints. C’est spécifiquement ce type d’activité – changer le monde en Michkan – qui mène la Création à son but, à l’accomplissement du « désir de D-ieu d’avoir une Résidence dans les dimensions inférieures. » Néanmoins, les actes ne sont pas suffisants, car l’homme doit développer le potentiel des trois dimensions et posséder toutes les qualités découlant de l’étude de la Torah et de la prière.

Likouté Si’hoth Vol XVI

 

Une Lumière Vers L’Extérieur

« Tu feras une Ménora d’or pur. »

(Exode 25-31)

Maïmonide dessina en détail la Ménora. Son schéma nous aide à mieux comprendre les formes du chandelier. En effet, il y décrit avec précision : les branches, les fleurs, les calices et bien d’autres détails.

Maïmonide traça les verres de la Ménora en forme de triangle. Cependant, il les dessina à l’envers, c’est-à-dire la pointe vers le haut. Tous les 22 verres de la Ménora sont représentés par des triangles inversés qui ont le côté le plus large vers le bas et la pointe vers le haut.

Donc, selon Maïmonide les verres de la Ménora donnent l’impression de transvaser leur contenu à l’extérieur. Quel message peut-on apprendre de cela ?

En fait, les verres symbolisent ici, le but et la fonction de la Ménora en particulier et du Temple en général.

De façon générale, une Ménora ou un chandelier ont pour but d’illuminer l’intérieur de la maison. La Ménora du sanctuaire, elle, devait servir à éclairer l’extérieur, car ni D-ieu ni le temple n’avaient besoin de la lumière de la Ménora. Elle se trouvait là pour illuminer le monde et montrer que la Divinité résidait parmi Israël.

C’est pourquoi, selon nos sages, les fenêtres du Beth-Hamikdach étaient construites de manière à ne pas laisser pénétrer la lumière de l’extérieur ; elles faisaient jaillir les rayons de la Ménora à l’extérieur, en direction de tout l’univers.

Ainsi, les gobelets de la Ménora étaient inversés comme des verres prêts à déverser le liquide qu’ils contiennent à ceux qui ont soif.

La leçon est claire : à l’instar du Temple qui éclairait le monde et ne retenait rien de sa lumière, nous devons nous aussi utiliser la lumière de la Torah et des Mitsvoth pour éclairer notre entourage et le monde dans son ensemble par la sainteté qu’elles produisent.

Likouté Si’hoth

menora

Le Bois de L’Espérance

« Véassita Eth Hakrachim – Et tu feras les poutres du Michkan – Tabernacle – en bois de Chittim. »

 (Exode 26 – 15)

Le Michkan – le Tabernacle – était un sanctuaire ambulant que nos ancêtres ont construit dans le désert. Ce verset nous indique que sa structure était formée d’un assemblage de poutres en bois de Chittim – cèdres. Une quantité considérable  d’arbres de Chittim était nécessaire à la construction de ce bâtiment ; or, les Béné-Israël étant dans le désert, où avaient-ils pu se procurer une telle matière ?

Rachi s’inspirant du Midrash Tan’houma nous indique que Yaakov avait – par inspiration prophétique – vu qu’un jour sa descendance sortirait d’Egypte et qu’elle serait amenée à construire un Sanctuaire dans le désert. C’est pourquoi, lorsqu’il fut contraint à descendre en Egypte à cause de la famine, il apporta avec lui de la terre d’Israël des plants de Chittim qu’il fit planter à Gochen. Avant de quitter ce monde, Yaakov rassembla ses enfants et il leur demanda de prendre, avec eux, ces arbres lorsque, le jour venu, ils quitteraient l’Egypte.

Cet épisode paraît extraordinaire, en effet, Yaakov se soucie à ce que ses descendants puissent trouver, deux cents ans plus tard, les arbres nécessaires à l’édification du Michkan. Il serait, tout de même, intéressant de comprendre pourquoi cela avait tant d’importance. Ne pouvait-on pas acheter ce bois, au moment voulu, auprès de marchands du désert ou bien envoyer des émissaires vers une des forêts les plus proches ?

En fait, la démarche de Yaakov ne consista pas à prévoir et à pourvoir aux besoins en bois de ses descendants ; quelque chose de plus profond se tramait là. L’intention profonde du Patriarche était de supporter, d’apporter l’espoir et la consolation au peuple Juif pour l’aider à surmonter les épreuves de l’exil. Si la promesse divine de la libération ne suffisait pas – parce qu’elle était abstraite –, Yaakov voulut planter l’espoir dans le cœur de ses descendants en plaçant devant eux ces plants de Chittim – dont ils avaient la garde durant toute la période de l’exil – et qui leur rappelaient de manière concrète qu’un jour viendra où ils s’en serviront pour édifier un Sanctuaire pour D-ieu en toute liberté.

D’ailleurs, le fait que ces arbres furent apportés depuis la Terre Sainte par Yaakov était une source supplémentaire de consolation et de réconfort : ils symbolisaient, à la fois, l’origine du peuple d’Israël, et l’espoir de voir, un jour, leur rêve, de retourner à la terre ancestrale, se réaliser.

Rachi précise que la source de cette explication est le Midrash Tan’houma. Or, il n’a pas l’habitude de donner la référence de ses commentaires. Il le fait ici exceptionnellement pour souligner que Tan’houma est précisément issu de la même racine hébraïque que le mot Né’hama qui signifie consolation.

Nous traversons les derniers instants de notre exil et nous avons nous aussi le privilège et la chance d’avoir nos « bois de Chittim » pour nous aider à surmonter les dernières épreuves. Il est dit dans les Psaumes (92 – 13) : « Le Tsaddik – le juste – fleurit comme un palmier ; comme un cèdre du Liban, il est élancé. » Les Tsaddikim sont nos « bois de Chittim » ; ils sont au-delà des contraintes de l’exil et ils transmettent au peuple Juif l’espoir en la Guéoulah.

C’est en s’inspirant de ces grands hommes et en se préparant concrètement à la Guéoulah que nous passerons du rêve à la réalité, des ténèbres à la consolation, à la venue de Machia’h.

Likouté Si’hoth Vol XXXI